25/07/2012
Al-Jazeera ...parlera français!
La domination médiatique qui a connu la chaîne qatarie Al-Jazeera durant cette dernière décennie autour du monde entier, va se continuer probablement après avoir décidé de faire du continent africain son nouveau terrain de jeu, la chaîne Arabe va diffuser ses programmes en langue françaises à partir de la capitale sénégalaise dès l'année prochaine, selon des sources officielles.
La création d'un signal francophone vise clairement à en découdre avec l'influence médiatique de la France en Afrique de l'Ouest, voire au-delà. En effet, la chaîne devrait être aussi accessible aux téléspectateurs de l'Hexagone via le satellite et aux francophones du Maghreb, deux cibles que Doha «travaille», depuis des années.
«Mais pourquoi Dakar et pas Paris?», s'interroge un ancien du groupe al-Jazeera, qui rappelle que ses responsables avaient envisagé de faire de leur bureau parisien, le centre de leur antenne francophone. Plusieurs raisons expliqueraient ce choix. Tout d'abord, la complexité de la législation et la lourdeur des obligations françaises les auraient fait renoncer au projet. «Al-Jazeera sera beaucoup plus libre de s'affranchir de certaines contraintes au Sénégal qu'à Paris», résume la source.
L'an dernier, les responsables du groupe audiovisuel qatarien avaient, par ailleurs, peu apprécié l'arrivée fracassante de France 24 en arabe, en plein printemps arabe. Ils ont silencieusement rongé leur frein, tandis que la toute nouvelle chaîne française multipliait les communiqués triomphant sur sa conquête d'audience et de légitimité. Laissant sous-entendre au passage la perte de crédibilité d'al-Jazeera dans le monde arabe...
«Comment peut-on prétendre avoir plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs dans le monde arabe quand on sait quelle est l'extrême fragmentation de l'audience dans ces pays. Qu'on le veuille ou non, dans les pays arabes, il existe deux chaînes d'infos de référence al-Jazeera et al-Arabiya (à capitaux saoudiens, NDLR)», souligne un autre expert, sous couvert lui aussi d'anonymat.
Une chose est sûre: même si la chaîne francophone élit domicile à Dakar, Doha restera le centre de décision en ce qui concerne les questions de diffusion du signal. En effet, techniquement autant que pour des raisons de coûts, al-Jazeera privilégie la logique des «fenêtres» et des «décrochages» en fonction des prime times des zones géographiques respectives. De plus, cela facilite la reprise d'une partie de la grille anglophone, dont la qualité n'est plus à démontrer.
Source AFP, Le Figaro.
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11/07/2012
Entre Olmert et les SDF Brésiliens...la corruption et la dignité!
C'est un article qui nous montre comment les pauvres et ceux qui ont besoin d'aide nous apprennent à être digne malgré le besoin, dans un monde dont leur élite politique utiliserait le pouvoir qui leur a été confié pour servir leurs intérêts privés et non l'intérêt public...
Au moment où l'ancien chef de gouvernement Sioniste est inculpé d'avoir reçu aux Etats-Unis et en Israël des centaines de milliers de dollars en liquide, notamment dans des enveloppes et sous forme de chèques, de la part de Morris Talansky, l'homme d'affaires juif américain, un couple brésilien qui vit sous les ponts à Sao Paulo, la mégapole du Brésil, a trouvé lundi 20 000 reais (dix mille dollars) dans un sac poubelle sur un trottoir et les a remis à la police, a indiqué une source policière. Le couple déambulait à l'aube dans les rues quand il a entendu sonner une alarme et s'est approché pour voir de quoi il s'agissait. Découvrant une mallette et un sac poubelle rempli d'enveloppes avec de l'argent, il a demandé à un vigile d'une entreprise à proximité d'appeler la police.
"Quand nous sommes arrivés les SDF nous ont remis l'argent. Il pourrait s'agir de l'argent volé la semaine dernière dans un restaurant japonais", a dit un porte-parole de la police militaire, Bruno dos Santos, au site G1 de Globo.
Le montant du butin s'élevait à 20 000 reais (10 000 dollars), 17 000 reais en billets et le reste en pièces de monnaie. "Ces gens qui sont dans le besoin auraient pu s'enfuir avec l'argent mais ils ont appelé la police", a dit incrédule dos Santos. Jesus Silva Santos, l'homme qui a trouvé l'argent, a dit à la presse qu'il gagnait un peu plus de 7 dollars par jour à recycler des ordures. "Ma mère m'a appris à ne pas voler", a dit dos Santos qui vit avec sa femme sous un pont de cette ville de dix-huit millions d'habitants.
Source AFP
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08/07/2012
Israël et le printemps arabe syrien ...entre la stupeur et le doute!
Que pourra-il faire cet état voyou, si les islamistes syriens "de Frères musulmans" ont le pouvoir dans ces propres mains, suivant les traces "fiers" de leur allié égyptien?
Croit-on Israël quand ses dirigeants disent être prêts "à vivre en toute tolérance avec les Islamistes qui sont devenus la seule voix de la population arabe" lors du changement démocratique prévue en Syrie?
Article Écrit par Dominique MOÏSI nous mene vers la vision des "sionistes" envers le printemps arabe
Au lendemain du second tour de l'élection présidentielle en Egypte, les Israéliens se sentent confortés dans leur scepticisme. L'histoire ne semble-t-elle pas leur donner raison ? Certes, ils ne voient pas les Egyptiens - islamistes réellement au pouvoir ou non -échanger une paix toujours plus froide pour une guerre chaude. L'Egypte n'a tout simplement pas les moyens financiers de se lancer dans une aventure guerrière. Sait-elle seulement comment elle paiera ses fonctionnaires dans quatre ou cinq mois ? Mais la participation du peuple dans les décisions prises par l'Egypte, et une évolution à long terme qui a priori ne peut se faire qu'aux dépens de l'armée ne convient pas à Israël. Le pays, qui se vantait hier d'être la seule démocratie de la région, regrette clairement aujourd'hui la bonne vieille stabilité et prévisibilité des régimes despotiques. Rien de bon, selon les dirigeants d'Israël, ne peut résulter du printemps arabe, ni pour les peuples directement concernés ni pour l'Etat hébreu lui-même. Le calme absolu de la frontière sud du pays, celle avec l'Egypte, permettait à l'état hebreu de se consacrer pleinement à la menace nucléaire de l'Iran des ayatollahs et de forger ainsi une alliance implicite avec l'Arabie saoudite basée sur l'existence d'une menace commune. Pour les monarchies sunnites du Golfe, l'existence d'un Iran chiite nucléarisé ne représente-t-il pas en effet une menace presque aussi existentielle que pour l'Etat juif ?
Israël face au printemps arabe par Ifri-podcast
Autre frontière instable potentiellement, celle avec la Syrie sinon avec le Liban. Prédire, comme le font de manière régulière les dirigeants israéliens, la chute inéluctable du régime syrien, ce n'est pas seulement dans ce cas « se placer du bon coté de l'histoire » mais c'est aussi une fois encore, comme sur la question de l'Iran, prendre une position commune avec les monarchies du Golfe. C'est aussi, profiter d'une situation violente et confuse, qui permet de détourner l'attention du monde du sempiternel conflit israélo-palestinien. Plus l'Histoire s'accélère avec un grand H dans le monde arabe du fait de l'existence d'un processus révolutionnaire à long terme, plus il apparaît possible à Israël de geler le statu quo existant sur le terrain avec les Palestiniens : un statu quo politique qui n'empêche pas, bien au contraire, la poursuite des implantations israéliennes. Autour de Jérusalem, la situation en raison de la multiplication des faits accomplis sur le terrain est devenue inextricable. Il faudrait des centaines de géographes et de géomètres pour négocier point par point un compromis acceptable.
Dans un tel contexte, il n'est pas surprenant d'être saisi en arrivant en Israël par un sentiment presque irréel - en dépit des missiles qui s'abattent sur le sud du pays en provenance du Sinaï -de tranquillité. S'agit-il, comme au début de l'année 2000, du calme qui précède la tempête ? Sommes-nous à la veille d'une troisième Intifada qui dans ses modalités s'apparenterait davantage à la première qu'à la deuxième (la révolte des pierres plus que le retour des bombes humaines) ?
Ce qui est certain, c'est qu'il existe, en particulier chez les jeunes Palestiniens, une incontestable forme de radicalisation religieuse et politique. La rencontre entre la montée de l'islamisme dans le monde arabe et celle de l'humiliation et du désespoir au sein de la jeunesse palestinienne se traduit par l'abandon de tout esprit de compromis. « Puisque je ne suis rien, je veux tout, toute la terre de la Palestine, débarrassée de ses occupants juifs ! » Le contraste est beaucoup trop grand entre le mouvement qui s'accélère aux frontières d'Israël et le gel de la situation faite aux Palestiniens. Certes, comparée au sort actuel des Syriens, leur condition peut paraître préférable et ils ne veulent pas retrouver la « sauvagerie » qui fut celle de la seconde Intifada. Mais l'homme ne vit pas que de pain. Il a besoin d'espoir. Et d'espoir, les Palestiniens n'en ont guerre. Ils opposent leur inertie historique à l'activisme forcené de type presque plus asiatique qu'occidental des Israéliens. Au Moyen-Orient, en dépit des apparences, le temps ne joue pas nécessairement en faveur des Israéliens.
15:43 Publié dans Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : savoir |
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