30/11/2011

L'Islamisme n'est pas l'ennemi de la démocratie!

carte-m-arabe_757487.jpg Le printemps arabe a fait couler de nouvelles conceptions dans le dictionnaire de la politique moderne, "l'Islamisme post-révolution arabe" est désormais le porte parole d'une population arabe qui a su gérer sa vie politique depuis la rue de Sidi Bouzide passant par Al Tahrir...

Source:"Convaincre qu'ils ne sont pas les ennemis de la démocratie, qu'ils sont capables de partager le pouvoir et que les opinions nationales et internationales n'ont pas à s'alarmer de les voir truster des élections dans le sillage des révoltes dans le Monde arabe."

C'est ce que s'est employé à faire Rached Ghannouchi à la suite de la victoire du mouvement Ennahda en Tunisie. Sur ses traces, les leaders du PJD marocain, parti qui vient d'avoir la majorité relative au Parlement, rassurent l'Occident qu'il n'a pas d'inquiétude à se faire sur le respect des libertés.

Les Frères musulmans d'Egypte, que les pronostics donnent comme évidents vainqueurs des élections, se feront sans doute un devoir de ne pas briser cet élan visant à tranquilliser sur l'aptitude de ces mouvements à se dissoudre dans la démocratie.
On est loin des vociférations éruptives du FIS algérien qui, bien avant l'annonce de sa victoire aux élections, promettait les tribunaux populaires aux intellectuels, l'application stricte de la charia et déclarait la démocratie kofr.

Manœuvre tactique ou réelle évolution dans la praxis politique de la mouvance islamiste ? Sûrement les deux. Les analystes pensent que ce sont d'abord les sociétés arabes elles-mêmes qui ont changé, du moins dans leur rapport avec l'islam politique. Lors des révoltes en Tunisie, en Egypte, en Syrie... les slogans des manifestations n'ont jamais porté de contenus religieux. Ce qui a fait écrire à beaucoup d'experts internationaux que l'on assistait là à des «révolutions post-islamistes», refermant avec fracas la parenthèse d'une «domination» idéologique des islamistes sur les masses. Le concept pèche cela dit par sa propension à donner du Monde arabe l'image d'une étendue géographique homogène, majoritairement acquise à l'islamisme, avant la déferlante des révoltes. Il y a également que les calamités politiques provoquées par les islamistes dans les années 1990 et début des années 2000 qui sont passées par là.


Post-islamisme et contre-révolution


La dantesque expérience algérienne avec le FIS, puis les attentats du 11 septembre 2001 sous la bannière d'Al Qaîda auraient consacré ce que Gilles Kepel, spécialiste de l'islam et du Monde arabe, appelle «une scission historique» à l'intérieur de la nébuleuse fondamentaliste. Selon lui, une partie s'est lancée dans le djihad terroriste, liguant le monde entier contre elle et se faisant traquer partout. Les autres, ayant opté pour une logique de compromis avec la démocratie, occupent désormais le devant de la scène, avec comme héraut un AKP turc qui séduit un peu partout dans le Monde arabe. Le modèle, même si l'on pense qu'il n'est pas applicable partout, peut servir néanmoins «de boîte à outils» dans laquelle peuvent puiser les islamistes arabes, selon la formule de l'ancien ministre français des Affaires étrangères, Hubert Vedrine.

La Turquie d'Erdogan, dans la néo-rhétorique de la propagande islamiste, passe donc pour le parangon de cette alchimie heureuse entre l'islam politique et la démocratie. Erdogan himself surfe sur cette vague qui le présente et son parti, l'AKP, comme les précurseurs d'une réforme décisive de la souche idéologique de l'islamisme, avec à la clé une success story économique que personne ne conteste.

Lors de sa tournée en septembre dernier en Egypte, Tunisie et en Libye, il s'est fait le prophète triomphant de ce nouvel ordre islamiste, si sûr de lui qu'il ne craint pas d'évoluer à l'ombre de la laïcité.  Ce discours est-il à ranger dans le registre de la rhétorique lénifiante si chère au courant islamiste ? Sans doute trop tôt pour le savoir, mais ce qui paraît certain est que le chœur patelin qu'exécutent présentement les leaders de la mouvance dans les pays arabes laisse clairement penser que, sur le plan tactique à tout le moins, des réglages ont été effectués pour faire passer la vague verte sans trop d'hostilité.

Les islamistes ne peuvent pas se permettre d'afficher des prétentions qui brusquent des rues arabes encore bouillonnantes de révoltes et des opinions dont l'enthousiasme a été douché par ce que d'aucuns ont appelé la contre-révolution islamiste.

 

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24/11/2011

Le symbole des suisses ... Accusé(e) d'antisémitisme!

 

Micheline_Calmy_Rey.jpg Sur l'un des blogs "juifs"* de la tdg, un article est apparut en posant dedans une question choquante, au moins pour mon point de vue : "Calmuche sera-t-elle accusée d'antisémitisme ?"

Sans rester longtemps sur le respect qui doit être pris en considération envers les noms des symboles politiques comme le cas de Mme Micheline Calmy-Rey. La Présidente de la Confédération suisse n'est qu'un choix "démocratique" d'un peuple qui lutte contre toute forme de violence ou intégrisme, ce peuple qui met sa confiance politique et "'morale" sur le dos de cette dame dans le cadre de réaliser l'engagement d'un Etat souverain et respectable dans le monde entier, y compris dans le monde arabe dont la Palestine est son pilier noyau depuis des siècles, ne doit pas être touché dans leur symbole. Les responsables suisses, comme tous le monde le sait, sont convaincus comme toujours que les Palestiniens ont le droit ainsi que tous les populations du monde, de vivre sur leur territoire en paix et à jamais; dans ce contexte et étant pressentie pour présider un comité de soutien à l'« Initiative de Genève » pour la paix en Palestine (je cite ce qui est écrit sur le blog concerné) ne touche plus l'acte "d'honneur" que l'Etat suisse avait signé avec ses partenaires politiques dont Israël fait partie! Je parle bien sur d'un engagement politique où le droit de l'Homme est le facteur principal.

Quant à la politique de la Suisse concernant la Palestine comme un pays dans le moyen orient, je vous envoie vers le site officiel de Département fédéral des affaires étrangères dans lequel vous ne trouvez pas de peine en (re)lisant la politique de la Suisse en Afrique du Nord et au Proche et Moyen Orient notamment à Gaza et Cisjordanie, où on peut lire facilement et aussi bien précisément la suite :

En 1994, un an après la conclusion des accords d'Oslo, la DDC a ouvert un bureau de coopération à Jérusalem dans le but d'élaborer et de mettre en œuvre un programme de développement (programme spécial Palestine). Mû par la volonté de poser dans les territoires palestiniens occupés (TPO) les bases d'un futur Etat palestinien, l'engagement de la DDC poursuit un double objectif: améliorer les perspectives de paix et les conditions de vie de la population à Gaza et en Cisjordanie et encourager la mise en place d'institutions viables à long terme.

 

Donc, il faut lire les articles sur lesquelles la politique de l'Etat Suisse est basé, avant d'oser "distribuer" les accusations englobées par des menaces habituelles vêtues d'ANTISÉMITISME!  Le monde a changé et le printemps ne vient qu'après un hiver long et froid!



* un commentaire très intéressant posté par Mr. P. S vient d'enrichir le débat sur l'utilisation de celui qui gère le blog déjà mentionné le mot "Juif".

 

 

 

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Une nuit ...à la Place Tahrir.

 

Par réflexe naturel, les comités populaires révolutionnaires se mettent en place rapidement. Chacun sait ce qu'il doit faire. Comme au «bon vieux temps» de la révolution, en janvier dernier.

Source la presse algérienne

egy_748132_465x348.jpgFort de leur expérience acquise durant les dures épreuves qui ont précédé la chute de Moubarak, «chabab et-thaoura» (les jeunes de la révolution) s'organisent spontanément.  
Contrôle de tous les accès menant à la place Tahrir par des volontaires, installations d'un hôpital de campagne avec des médecins et infirmiers volontaires. Les sirènes des ambulances rivalisent avec les cris des manifestants : «Echaâb yourid iskat el mouchir» (le peuple veut la chute du maréchal).

Le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, 76 ans, président du Conseil suprême des forces armées qui dirige le pays depuis le 11 janvier dernier, est dans le viseur des manifestants. Son départ est expressément exigé. Il est même assimilé à l'ancien président déchu : «Tantaoui = Moubarak» peut-on lire sur plusieurs banderoles et autres graffitis, sur la place Tahrir. Retournement de l'histoire. La légitimité du maréchal Tantaoui, acquise lors de la descente de ses troupes dans les rues pour protéger les manifestants des nervis de l'ancien régime, est fortement entamée. Il est désormais dans la même situation que Moubarak.

«C'est une oligarchie militaire bureaucratique qui veut tuer la révolution et s'emparer du pouvoir. Les Tunisiens ont déjà mis en place des institutions démocratiquement élues, alors que nous, nous vadrouillons dans une interminable phase de transition et sans issue», commente Abdelhamid, membre du comité de campagne pour la candidature de Mohamed El Baradei à la présidentielle. «Nous ne sommes pas sortis, finalement, de l'ancien régime. Les forces de police tuent comme au temps de Habib El Adli (ancien ministre de l'Intérieur, en prison). L'armée n'a pas compris que l'Egypte est entrée dans une nouvelle phase historique et que les Egyptiens veulent rompre définitivement avec le système qui a asservi le peuple pendant plus d'un demi-siècle. El mouchir (le maréchal) agit avec les réflexes anciens», ajoute Abdelhamid. Ce dernier, qui rejoint ses camarades pour mettre en place le dispositif logistique pour le campement, alors que des fourgons arrivent, remplis de couvertures, de médicaments et surtout des dizaines de caisses de vinaigre pour se prémunir des effets des gaz lacrymogènes.

Les manifestants se groupent selon leur appartenance politique, mais unis par un même slogan : «Non au pouvoir des militaires, le pouvoir aux civils.» Ils sont environ 50 000 manifestants, une nuit blanche révolutionnaire au sanctuaire de la révolution. Hommes, femmes, filles, garçons, communistes, libéraux, nassériens, islamistes, coptes et musulmans. On remarque également la présence de quelques imams de la célèbre mosquée El Azhar. Des «barrières» humaines se forment pour empêcher la police de pénétrer sur la place et disperser le gigantesque rassemblement. Subitement, l'emblématique place Tahrir renoue avec la ferveur révolutionnaire.
«Nous sommes résolus à défendre notre révolution jusqu'au bout, quitte à laisser nos vies ici, place Tahrir», nous lance Houda, 35 ans, vêtue de sa blouse blanche, gants et masque à gaz sur le visage. Elle est infirmière volontaire, venue secourir les blessés. «Les bombes lacrymogènes provoquent beaucoup d'évanouissements. Certains supportent difficilement le gaz. Une jeune femme a failli mourir étouffée. Ici, à chacun sa tâche. Nous sommes un véritable Etat populaire qui se réapproprie le contrôle de la rue. Nous n'accepterons pas que les forces de répression du ministère de l'Intérieur ni les forces militaires nous délogent d'ici», nous déclare fièrement cette infirmière qui passe la nuit sur la place Tahrir, à porter secours aux manifestants.

La panique s'empare de la place, lorsque des rumeurs circulent sur l'utilisation de gaz toxique prohibé. «Des dizaines de personnes s'évanouissent. Ce n'est pas normal, la police militaire fait usage de gaz non conventionnel. Il sort des bouches du métro», alerte un jeune du Mouvement du 6 avril. Fort heureusement pour les manifestants, il ne s'agit que d'une rumeur. Les forces de l'ordre, stationnées sur le boulevard Mohamed Mahmoud menant vers le ministère de l'Intérieur, lancent des bombes lacrymogènes, faisant plusieurs blessés, notamment les femmes présentes en force. La tension monte d'un cran quand un jeune annonce, avec un mégaphone, le décès d'un manifestant touché par balle, la veille, qui a succombé à ses blessures. Des jeunes filles fondent en larmes. «Honte à vous Tantaoui», lance Zaineb, mère d'une victime de la révolution du 25 janvier, venue passer la nuit à Tahrir. «Nous n'allons pas nous laisser voler la révolution pour laquelle des centaines d'Egyptiennes et d'Egyptiens ont donné leur vie», poursuit-elle.

 

 

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22/11/2011

Les amis d'Israël...qui sont devenus Ennemi!

 

 

PALESTINE A L ONU.jpg Les anciens amis de l'entité comme les pays scandinaves ont tourné le dos à cet état raciste qui commence à "dégringoler" vers le point de départ de 1948, après avoir pu vivre au fond d' un grand mensonge de la création d'un état aux juifs (cet état qui n'existe que dans les esprits des sionistes qui payent cher leur "défaut historique"!) . Le Danemark déclare son soutient la création d'un Etat Palestinien qui garde totalement ses droits en votant en faveur de la résolution!

 

Le Danemark soutient l'octroi à l'Autorité palestinienne du statut d'État non membre observateur à l'ONU, a déclaré lundi le chef de la diplomatie danoise Villy Soevndal à l'issue d'une rencontre avec le négociateur palestinien Nabil Chaath à Copenhague.

 

"Si les Palestiniens choisissent de déposer une requête à l'Assemblée  générale de l'ONU concernant l'amélioration de leur statut, le Danemark se  trouverait dans le grand groupe des pays nordiques et des pays de l'Union  européenne qui, je m'y attends, voteront en faveur de la résolution", a affirmé  M. Soevndal dans un communiqué.

Alors que les Palestiniens ont actuellement un statut d'"entité  observatrice", ce vote leur conférerait un statut intermédiaire "d'Etat non  membre observateur", a-t-il souligné.

Le ministre note également que "les nombreuses et récentes annonces  d'Israël sur l'expansion des colonies sont inacceptables et constituent un  sérieux problème pour les possibilités de trouver une solution négociée".

"En même temps, il est très important que les partenaires reviennent à la  table des négociations, qui est le seul endroit d'où puisse émerger une  solution définitive au conflit", ajoute M. Soevndal.

"Nous allons continuer d'observer une approche non violente et retourner  aux négociations", a de son côté déclaré M. Chaath à l'AFP, se disant satisfait  que "le Danemark ait changé de position depuis le vote à l'Unesco".

Le 31 octobre, les Palestiniens avaient remporté une importante victoire  diplomatique avec leur admission surprise à l'Organisation des Nations unies  pour l'éducation, la science et la culture (Unesco).

Lors de ce vote, le Danemark s'était abstenu. "La Palestine doit entrer par  la porte principale, non par la porte de derrière. C'est pourquoi nous nous  sommes abstenus", avait alors expliqué M. Soevndal.

Le 11 novembre, le Comité des admissions du Conseil de sécurité de l'ONU a  pris acte de l'absence d'accord au sein des Nations unies sur l'admission de la  Palestine comme Etat membre à part entière.

La démarche diplomatique auprès de l'ONU a commencé le 23 septembre par le  dépôt d'une candidature par le président palestinien Mahmoud Abbas. Israël y  est farouchement opposé et les Etats-Unis aussi, estimant qu'il faut d'abord  une reprise des négociations directes entre Israël et les Palestiniens.

 

 

 

 

 

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19/11/2011

Le fils du dictateur s'est arrêté!

g.jpg Le dernier mercenaire de la Libye s'est arrêté cet après midi pas loin des frontières libyennes-tchadiennes. Saïf al Islam le fils du dictateur libyen se retrouvé à 5 kilomètres de la frontière entre son pays et le Tchad. Les combattants de Zentane, l'une des puissantes factions qui détiennent le pouvoir en Libye actuellement, ont déclaré qu'ils comptaient détenir Saïf al Islam dans la ville de Zentane jusqu'à ce qu'un gouvernement libyen soit constitué, auquel ils pourront le livrer.

La chaîne de télévision Free Libya a diffusé une photo montrant Saïf al Islam après son arrestation. On le voit une main bandée, les jambes sous une couverture, assis sur un canapé.

Une foule de plusieurs centaines de personnes en colère s'est massée à l'aérodrome de Zentane, empêchant les gardiens de Saïf al Islam d'évacuer de l'appareil celui-ci ainsi que ses quatre gardes du corps arrêtés. Certains manifestants ont même tenté de monter à bord de l'avion mais ils ont été refoulés par les combattants. A l'intérieur de l'avion, un journaliste de Reuters a vu l'homme arrêté, qui ressemblait fort à Saïf al Islam, malgré la longue barbe qui lui a poussé.

 

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